l’Age d’en Rire

L’AGE D’EN RIRE est un projet ambitieux, novateur, intergénérationnel. Alliant transmission et création  nos différentes compétences et joue pleinement la carte de notre territoire.

Le clown est un médiateur formidable et il a la somme de tous les âges. Grâce à lui nous relions par le jeu des enfants d’âge tendre et des anciens.

Après notre expérience à Lons-le-Saunier dans le cadre de  Culture à l’hôpital, dont le cinéaste Vincent Bidaut a rendu compte dans ses deux films « J’ai vu personne  » et «  Clwons », nous avons souhaité développer un projet de proximité avec le centre de loisirs  les Fariboles  et le Cantou de Lizon.

Les enfants, les clowns et les personnes âgées ont ceci en commun d’être capables de vivre l’instant présent, pleinement, sans même savoir s’il restera en mémoire. Le clown sera le fil rouge de L’AGE D’EN RIRE, il servira de passeur entre les générations, de langage commun pour tisser du lien.

Au programme :

– 12 interventions de duos de clown au Cantou de Lizon, avec Dominique Lemaitre, Dominique Comby et avec la collaboration de Daphné Amouroux et Véronique Antonino de la Cie Embarquez.

– 6 ateliers et un stage d’une semaine proposés à des enfants de 5 à 11 ans au centre de loisirs, qui présenteront leur spectacle au Cantou de Lizon.

Parallèlement, un travail d’interviews auprès de cette même population sera conduit par Claire Moutarde, journaliste à Radio- France. En écho aux interviews de Marguerite Duras ( le ravissement de la parole ), ceux-ci aborderont LES GRANDES QUESTIONS.

L’écho des anciens aux voix des enfants me semble évident et nécessaire ; comment parle-t-on de la mort quand on ne la conçoit même pas, ou quand elle devient si proche que chaque jour nous la rend plus familière ? Que sont devenus les rêves de gosses des anciens ? Et les rêves de futur des enfants, quels sont-ils ?

Loin de toute nostalgie c’est la traque de tout ce qui est vivant qui nous intéresse, ce qui palpite en chacun, jeune ou vieux.

Ces interviews une fois montés et compilés feront l’objet d’une restitution sonore, scénographiée par Isabelle Jobard et ouverte à un large public.